Le rêve d’accession s’envole pour les Arlacaises

Les Arlacaises se sont lourdement inclinées à domicile sur le score de 5 buts à 2 contre l’ASNnancy-Lorraine ce dimanche 25 juin. Avec cette défaite, l’accession en D2  s’est envolée définitivement.  Mais cet échec est en trompe-l’œil, car, en réalité,  le tournant de cette partie se situa à la 15e minute de jeu. A cette occasion, l’excellente capitaine lorraine Marlyse N’Go Ndoumbouk était lancée en profondeur et accrochée par Emma Sejallon. Clément Jablonski, l’arbitre de centre, considérant que la joueuse arlacaise était en position de dernier défenseur, expulsa cette dernière sans coup férir. Après le match, l’entraîneur mérignacais Mickaël Andéol considérait «que l’arbitre appliqua strictement le règlement, mais qu’au vu d’une rencontre féminine qui se déroulait dans un excellent état d’esprit, une souplesse d’interprétation  des lois du jeu eut été la bienvenue».

Dès lors, le match ne pouvait plus être le même, alors qu’il avait idéalement commencé pour les locales, qui avaient dès la première minute de jeu, refait leur handicap d’un but du match aller. Effectivement, un corner de Soraya Boukeloua ne fut qu’effleuré par plusieurs têtes nancéiennes et terminait sa course au fond des filets de  Maud Capitao.

Malgré l’infériorité numérique, les Arlacaises ne s’en laissaient pas conter dans un premier temps. Les Lorraines se créaient deux occasions superbes de revenir au score, autour de la 20e minute de jeu, et finissaient par égaliser à la 24e, quand un corner  de Léonie Adam fut repris de la tête, à bout portant, par Francine Zouga Edoa. Le plus dur était fait  pour les joueuses de Paco Rubio, même si les Mérignacaises auraient pu reprendre l’avantage à la 33e minute, mais pour la circonstance, le tir du gauche de Cécile Pescina fut mal dosé. Il y eut encore un tir plongeant d’Ozge Onër, à la 42e, qui aurait mérité  un meilleur sort  et qui aurait sanctionné justement  une bonne mi-temps arlacaise.

Ce premier acte se terminait de façon un peu surprenante, par deux buts coup sur coup.  A l’ultime minute de jeu, à la 45e, dans un premier temps, Sabrina Loukombo faisait un numéro sur l’aile droite, avant de centrer pour sa coéquipière Rahnia Ouassyoun, qui en deux temps, redonnait un but d’avance à ses couleurs nancéiennes. Et alors qu’on se disait que tout était perdu, les Mérignacaises allaient être relancées, par une «Arconada» de Maud Capitao laissant filer entre ses jambes un coup-franc pourtant anodin et lointain de Cécile Pescina.

Le score de parité, à la mi-temps,  restait porteur d’espoir, mais on se doutait bien, que la supériorité numérique des Lorraines finiraient par faire la différence. Ce fut effectivement le cas en fin de match, alors que les Arlacaises tentaient de refaire leur retard.  Les nancéiennes contraient avec succès, et à la base de leurs attaques, on retrouvait sans cesse, la rampe de lancement, Francine Zouga Edoa, et à la conclusion les deux poisons Marlyse  N’Go Ndoumbouk et  Sabrina Loukombo. C’est  cette dernière, qui enterrait définitivement les espoirs  arlacais à la 65e. Puis à la 86e, et à la 93e minute, le score prenait une ampleur sans doute trop importante, quand successivement la N°9 nancéienne et l’entrante Maelys Goumeziane  plantaient deux banderilles  et portaient l’estocade par la même occasion.

Paco Rubio pouvait jubiler, «la victoire est globalement méritée sur les deux matchs, même si il y a ce fait de jeu. Je continuerai l’an prochain en D2 et ce sera ma dernière saison avant une retraite bien méritée».

Les filles du président Darroman n’auront pu en définitive faire aussi bien que les garçons, un mois plus tôt. Elles auront démontré, toutefois, tout au long de la saison et dans ces barrages d’accession des qualités mentales et techniques, qui finiront par payer. L’«ancienne» Soraya Boukeloua se disait «prête à relever le défi de l’accession dès la saison prochaine, avec un groupe jeune et largement perfectible». Les Arlacaises repartiront donc en DH avec ce supplément d’expérience qui les fera grandir à n’en point douter, à court terme.

FICHE TECHNIQUE

«Paco» Rubio, coach principal et son adjoint, Maxime Vautrin avaient aligné l’équipe suivante : 1- Maud Capitao 2- Christine Manie 3- Morgane Duporge 4- Chloé Atamaniuk 5- Charlotte Blanchot 6- Francine Zouga Edoa 7- Sabrina Loukombo 8-Léonie Adam 9- Marlyse N’Go Ndoumbouk (Cap.) 10- Rahnia Ouassyoun 11- Céline Jeannel 12- Chaïmae Lahmadi 13- Béatrice Besseas (entrée à la 87e) 14- Eva Pierrard (entrée à la 88e)15- Maelys Goumeziane (entrée à la 87e) 16- Laura Ouger. Le président de l’AS Nancy-Lorraine est  Jacques Rousselot.

Mickaël Andéol, coach principal et son adjoint, Dominique Guillemet avaient aligné l’équipe suivante : 1- Audrey Souletis 2- Chloé Guillem 3- Livie Ducasse 4-  Jessica Arnault 5 Emma Sejallon 6- Soraya Boukeloua 7- Cécile Pescina 8- Delphine Bernard 9- Rima Mahrez 10- Ozge Onër 11- Mai Lin Laban (Cap.) 12- Ketlyn Martins (entrée à la 51e) 13- Maeva Arché 14- Lucile Ossul (entrée à la 66e) 15- Louna Benabdelouhab (entrée à  la 81e). Le président du FCEMA est Jean-Jacques Darroman.

Conditions de jeu :
  • match joué à 13h. Après-midi chaud et terrain synthétique.
  • Spectateurs : une centaine environ.
  • Arbitres : Clément Jablonski assisté de Vincent Fernandez et de Yohan Marion.

Le délégué de la Ligue Nouvelle-Aquitaine était Jean Boesso.

Buteuses : pour le FCEMA, Soraya Boukeloua ( 1ère), Cécile Pescina  ( 45e +1) ; pour l’ASNL, Francine Zouga Edoa (24e), Rahnia Ouassyoun ( 45e), Sabrina Loukoumbo (65e), Marlyse N’Go Ndoumbouk  (86e),  Maelys Goumeziane (90e+3)

RÉACTIONS DE L’ASNL

Francisco Rubio dit «Paco», coach principal : «J’ai joué à Nancy de 1975 à 1983 entre autres avec les joueurs que tout le monde connaît, Carlos Curbelo, Jean-Michel Moutier, Olivier Rouyer et bien sûr Michel Platini. C’était la grande époque de Nancy. J’ai arrêté ma carrière en 1987. Je suis alors devenu entraîneur, et j’ai intégré la FFF en 1997. A cette époque, je me suis occupé surtout des filles. Le football féminin a énormément progressé tant  mentalement que physiquement. Je suis revenu cette saison à Nancy, pour m’occuper des féminines qui étaient descendues de D2 l’an passé. Nous avons gardé quelques cadres à l’image de  Marlyse N’Go Ndoumbouk, qui a empilé les buts, cette année. Nous nous sommes promenés dans notre championnat et nous redoutions les barrages d’accession où le rythme est différent. Il me semble que l’accession de Nancy  est logique sur les deux matchs, même si Mérignac-Arlac s’est vaillamment défendu. Quant à l’expulsion, c’est un fait de jeu qu’il faut accepter. L’arbitrage du match aller nous avait été aussi particulièrement défavorable. Nous terminons donc la saison invaincus, si ce n’est une défaite en Coupe de France contre Saint-Etienne. Je serai à la tête de l’équipe en D2, à partir du mois d’août et ce sera ma dernière saison puisque à 64 ans l’âge de la retraite aura sonné. Il sera alors grand temps de se  consacrer à d’autres passions comme la pêche par exemple!!»

 

RÉACTIONS DU FCEMA

Soraya Boukeloua  (auteur du 1er but arlacais): «Ma satisfaction est d’avoir marqué le premier but.  Mais très vite, le match a basculé et il devenait évident que ce serait mission impossible à 10 contre une telle équipe de Nancy. Nous avons fait une belle saison néanmoins. Nous avons une équipe jeune, perfectible, qui peut relever le défi de l’accession loupé de peu aujourd’hui dès l’année prochaine.»

Mickaël Andéol (coach principal) : «J’ai des sentiments contradictoires. Je suis très fier de la saison réalisée mais je suis déçu du scénario de la partie. Il y a la loi et l’esprit.  Quand on expulse une joueuse à la 15e de jeu, on sait qu’on donne un avantage décisif à l’adversaire. Je ne conteste pas la faute mais Emma Sejallon, en était à un de ses premiers accrochages et le carton jaune eut été plutôt de mise. Nous avons affronté un adversaire redoutable, il nous aurait fallu toutes nos forces et un peu de réussite pour le vaincre sur deux matchs. A priori, je repars avec Arlac la saison prochaine mais on ne sait jamais dans le monde du foot!!»

Christophe GAMEIRO

 

 

 

 

 

 

 

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