Barrage D2 Féminine : Le F.C.E Mérignac-Arlac se défait du Bergerac-Périgord F.C.

Les Arlacaises y sont presque !! En s’imposant largement sur le score sans appel de 4 buts à 0, contre les Bergeracoises, lors du barrage retour d’accession en D2, les Mérignacaises peuvent encore croire en leur rêve. Il leur reste toutefois un adversaire de taille à écarter de leur route pour toucher au Graal : il s’agit de l’Association Sportive Nancy-Lorraine.

Cette dernière est restée, tout comme les Arlacaises d’ailleurs, invaincue en championnat depuis le début de la saison. Avec 144 buts marqués et 8 encaissés (exceptés les barrages), les Lorraines possèdent l’un des meilleurs ratios de la DH en France. Il faudra donc être au sommet de ses possibilités, pour ne pas compromettre ses chances, dès la semaine prochaine à Nancy, et pourquoi pas pour prendre une option en vue du retour à Arlac le 25 juin prochain.

Ce dimanche après-midi, par un après-midi caniculaire, et devant un public de connaisseurs, les filles du Président Jean-Jacques Darroman ont eu une tâche plus aisée. Les Périgourdines n’avaient d’autre choix que de partir à l’abordage, pour revenir au score après la courte défaite de la semaine précédente. Serge Pialat, le coach bergeracois, ne disait-il pas avant la rencontre : «On nous a déjà enterré, c’est justement notre chance». Les joueuses chères à Christophe Fauvel n’allaient pas espérer bien longtemps. En 19 minutes, l’affaire était pliée et les «Machines» ne purent rien faire pour s’opposer au rouleau compresseur arlacais. Il y avait déjà eu une alerte à la 4e minute, quand le corner de Soraya Boukeloua s’était écrasé sur la transversale de Julie Claret. La deuxième tentative allait être la bonne. Livie Ducasse, à la 11e minute, énorme à l’occasion de cette partie, délaissait son côté gauche défensif, perçait plein centre, ouvrait remarquablement pour la buteuse Cécile Pescina, qui à bout portant, surprenait la gardienne bergeracoise.

A peine le temps de respirer, 4 minutes plus tard, un bolide sur coup-franc de Jessica Arnault était renvoyé par la barre et, avec beaucoup d’opportunisme, la N°7 Pescina doublait la mise. Les Périgourdines étaient KO debout. Jessica Arnault en profita pour balancer un nouveau missile de son pied droit, qui alla se loger sous la barre, à la 19e. Il restait alors aux Arlacaises à gérer la suite d’une rencontre que de toute évidence elles ne pouvaient pas perdre. Elles dominaient techniquement mais aussi physiquement un adversaire valeureux, qui avait fait une formidable saison, suffisamment épuisante, toutefois, pour empêcher tout retournement de situation. Les Mérignacaises enfoncèrent le clou une dernière fois, dans les arrêts de jeu du premier acte, lorsque Cécile Pescina, omniprésente aussi, délivra une merveille de centre, repris comme à la parade par Ozge Onër.

La deuxième mi-temps perdait alors une grande partie de son intérêt. Les Bergeracoises auraient pu réduire le score à la 65e, mais Ophélie Lévêque loupa son tête-à-tête avec Audrey Souletis réduite à la portion congrue sur ce match. Quant aux Arlacaises désormais au petit trot, elles auraient pu inscrire un 5e but , en particulier par Mai Lin Laban, qui loupa le cadre de peu à la 85e.

Ce premier barrage d’accession a donc souri aux Arlacaises qui ont confirmé leur domination en Nouvelle Aquitaine. Il faudra toutefois en faire beaucoup plus, pour espérer retrouver une D2, quittée il y a tout juste un an, à l ‘issue d ‘une défaite au Mans. Il faut croire cependant à la loi des séries et au fait que de toute évidence «la montée en National 3 des garçons peut nous servir d’exemple». C’est Mickaël Andéol, qui le confessait vendredi soir, il aura toute une semaine pour préparer son groupe à l’exploit.

FICHE TECHNIQUE

Serge Pialat, coach principal du BPFC et Thierry Duponteil, son adjoint, avaient aligné l’équipe suivante : 1- Julie Claret 2- Marina Martin 3- Ingrid Nierichlo 4- Ophélie Demarconnay 5- Sophie Cerdan 6- Julia Chaboisseau 7- Samantha Camus 8- Sindy Busillet 9- Ophélie Lévêque 10- Amandine Carrié (Cap.) 11- Pauline Bodain 12- Pauline Goubie (entrée à la 27e) 13- Sandra Sardella (entrée à la 46e) 14- Élodie Chouet (entrée à la 82e). Le président du BPFC est Christophe Fauvel.

Mickaël Andéol coach principal, du FCEMA, et ses adjoints John Corbion et Dominique Guillemet avaient aligné l’équipe suivante : 1- Audrey Souletis 2- Chloé Guillem 3- Livie Ducasse 4- Jessica Arnault 5- Emma Sejallon 6- Soraya Boukeloua 7- Cécile Pescina 8- Delphine Bernard 9- Lucile Ossul 10- Ozge Onër 11- Mai Lin Laban (Cap.) 12- Rima Mahrez (entrée à la 61e) 13- Maeva Arché (entrée à la 79e) 14- Ketlyn Martins (entrée à la 70e). Le président du FCEMA est Jean-Jacques Darroman.

  • Conditions de jeu : Après-midi caniculaire et terrain synthétique.
  • Spectateurs : Une centaine environ.
  • Arbitres : Jérémy Pauvif assisté de Mélissa Rossignol et de Robin Cazaba.
  • Le délégué de la Ligue Nouvelle Aquitaine était Michel Hauret.
  • Buteuses : Pour le FCEMA, Cécile Pescina (11e et 15e), Jessica Arnault (19e) et Ozge Onër (45e +2)
RÉACTIONS DU BPFC

Les réactions des deux coachs ont été prises avant le match. Ils font le bilan de la saison et nous font part de leurs impressions sur le foot féminin.

Serge Pialat coach principal : « J’ai 48 ans et je suis entraîneur des filles de Bergerac depuis 2 ans. Je n’avais jamais entraîné de filles au préalable. C’est Patrice Lair, aujourd’hui entraîneur du PSG, qui m’a incité à accepter le projet bergeracois. Chez les féminines, rien n’est perdu par avance, elles sont capables d’inverser des choses improbables, elles ont une force mentale au-dessus de la moyenne, elles comprennent vite et elles sont à l’écoute. En ce qui concerne le match de Dimanche, contre Arlac, nous n’avons rien à perdre. L’an dernier en barrage d’accession, nous nous étions inclinés 5 à 2 à domicile contre Caen, avant d’inverser la tendance en Normandie 3-0. Contre les Arlacaises, on nous a déjà enterré, c’est justement notre chance ! De façon générale, nous sommes en progression constante, avec des filles au niveau, et une moyenne d’âge assez jeune de 22 ans. Pour l’instant, la différence avec Arlac se situe au niveau de leurs individualités et au fait qu’elles sont beaucoup plus réalistes devant le but. Nous allons justifier notre surnom de «Machines» et mettre en application notre devise : l’esprit et le jeu.»

RÉACTIONS DU FCEMA

Mickaël Andéol coach principal et frère d’Émilie Andéol, championne olympique de judo à Rio : « J’étais éducateur aux Landes Girondines depuis 2008 et j’ai remplacé Pascal Lamagnère au poste de coach principal à l’orée de la saison 2016-2017. Mon rôle a d’abord été de rétablir la confiance et de redonner goût à la victoire. Les Arlacaises sortaient d’une saison en D2 difficile et nous avons perdu quelques cadres, à l’image de Naweal Ouinekh (Girondins), Sophie Cerdan (Bergerac) ou de Diane Afanou (Grenoble). Mais nous avons gardé, par ailleurs, des joueuses, qui avaient le maillot vert dans le cœur. Notre chance a été dès le début de ne pas perdre, et nous sommes restés invaincus en championnat toute la saison. Les matchs de Coupe de France, en particulier l’élimination du Puy en 1/32e de finale, alors que l’adversaire évoluait en D2, nous ont fait grandir. Je suis un jeune entraîneur et je dirige des filles pour la première fois. Avec ces dernières, tout doit être réfléchi et il faut davantage expliquer ses choix. Je dois l’avouer, je suis aussi moins directif qu’avec des garçons. Au début de la saison, Pascal Lamagnère m’avait fixé comme objectif l’accession en D2 et la participation aux barrages. On est sur la bonne voie pour réussir. En ce qui concerne le match de Dimanche, je crains le collectif bergeracois et le fait qu’elles n’aient rien à perdre. La chaleur accentuée par le synthétique va jouer un rôle majeur, d’autre part. C’est vrai que la montée des garçons en National 3, enfin, peut nous servir d’exemple et je suis convaincu que beaucoup de leurs joueurs, ainsi que des licenciées féminines du club seront là pour nous soutenir. En cas de victoire, il sera alors temps de penser au dernier défi de la saison, soit contre Saint-Vit (Franche -Comté) ou contre Nancy.»

Christophe Gameiro

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